Descriptions

Astrolabe 55c.

     Pour la petite histoire, l’idée de peindre le cadran de l’horloge de Prague sur un plateau de table est survenue le jour où je me suis rendu sur la grande place Stare Namesti, stupéfié par la beauté de l’oeuvre de Mikuláš z Kadanì (Nicolas de Kadau). Ce magnifique cadran à forme d’astrolabe planisphérique m’a définitivement convaincu.  Même si le motif paraît complexe, en respectant formes et couleurs, une reproduction peinte devrait être réalisable. Quelques années ont passé avant de me lancer dans cette tâche. Une fois la duplication achevée, j’ai monté le cercle de bois fraîchement peint sur un support à 4 pieds. Coiffée d’un joli plateau de verre, je pouvais enfin déjeuner sur ma table de salon… le résultat me plaisait, je lui ai attribué le n°54, mais quelque part, frustré par cette peinture statique.

 Quelques réflexions et quelques mois plus tard, me voilà de nouveau décidé à concevoir un nouveau plateau, sa peinture sera identique et pourvu d’un système de mouvement. Vu la complexité de l’oeuvre de  » N. de Kadau », il était évident que mon inexpérience en horlogerie me donnerai du fil à retordre. J’ai donc considérablement simplifié en employant un mécanisme d’horloge comtoise qui comporte deux corps de rouages indépendants (mouvement et sonnerie), retiré le second pour « pièces » et intégré le premier dans une cage en fer adapté au support en étoile déjà dessiné. 3 pieds ont été soudés à la structure, une étape réalisée par mon fils Bastien, bien plus expert en la matière.

Pour tester le bloc d’engrenages j’ai d’abord utilisé un moteur à rotation lente d’un four micro-ondes, pas assez robuste pour entraîner la structure du disque zodiacal mais suffisant pour l’essai des rouages. On peut observer sur la vidéo une rotation inversée- en position basse- que je n’ai pas conservé au final. Voir  )

La motorisation définitive se fera par un moteur de portail électrique, car ses propriétés semblent adaptées à mes besoins… à savoir, une rotation lente, du couple et la robustesse de l’axe où sera installée une liaison mécanique au bloc des rouages. Après de multiples essais en atelier, j’ai lesté mes aiguilles provisoires ainsi que le cercle zodiacal pour en évaluer la résistance. Quelques modifications se sont alors imposées et des roues dentées ont été changées.

Le système fonctionne à présent, mais reste encore trop éloigné du modèle astronomique qui m’a tant inspiré. Le soleil de la table est monté sur l’axe des heures, la lune fixée à l’autre extrémité de l’aiguille se retrouve solidaire du même mouvement. Une seconde aiguille est associée à l’axe des minutes, il me reste encore à dissocier sur le plan de défilement, le soleil et la lune par un axe de jonction, comme l’original. Le mouvement (plus lent) du cercle zodiacal fait un tour complet en 52 heures. Divisé par les douze unités du zodiaque, la durée d’un signe se réduit donc à 260 minutes, soit 4.33h. Rien à voir avec la période de notre calendrier: 30 jours (plus ou moins un) par signe. Une vidéo à été volontairement accélérée pour visionner les rotations Voir
Il est évident qu’une bonne formation en horlogerie me permettrai d’améliorer mon système (ajouter plus ou moins de dents aux rouages) afin que le disque parcoure les douze signes en une année. J’ai bien pensé à un régulateur électronique de vitesse qui jouerait sur la rotation … mais ceci est un autre débat. Cela reste avant tout une sculpture dont le mouvement doit rester perceptible, conservant ainsi un certain esthétisme dans sa mobilité. La table portera donc le n°55c (c pour collection) et restera à la maison, contrairement à la 54.
Un ruban LED 12v intégré au cercle extérieur lui donne une petite touche de lumière, et des roulettes ont été installées. La finalisation étant de peindre l’hémisphère nord de la Terre sur un disque de plexi de faible épaisseur placé sous les aiguilles, et d’un mécanisme intégré au bloc des rouages. La mécanique d’un tourne broche à manivelle transmet la rotation par l’intermédiaire d’un câble. La Terre peut être lancée en quelques tours de manivelle.  Une dizaine de croquis ont été nécessaires pour la réalisation de ce projet. « schémas » 
Merci pour votre intéressement.
(BL)

Pour les amateurs de l’horloge de Prague, voici son histoire…
Histoire de l’horloge astronomique de prague

pièce 15c (horloge)

Sculptée à l’occasion de l’éclipse Solaire du 11 Août 1999, cette horloge d’une hauteur de 43 cm est en cuivre et en laiton. Le Soleil embelli de protubérances solaires et d’une salamandre sont soudés à une façade cuivrée. Le tout, monté sur un réveil mécanique. La lune (disque rehaussé de gouttes de brasure) passe devant le cadran solaire. La base est pourvue de deux étoiles entrecroisées.
Mouvement:
La lune effectue trois tours complets par minute, assistée d’un moteur de 2.5V situé à l’arrière de l’horloge (cercle et tube de cuivre en prolongement de l’axe servent de contrepoids).  Un deuxième moteur dans le socle permet une rotation verticale de la sculpture. Le  mouvement  lunaire autonome à la rotation principale, se déclenche par contact au niveau de l’axe des minutes.
(Fig 1 & 2)
4 points cardinaux sertis à l’étoile de laiton sont emportés par l’axe secondaire.
Un petit balancier a été soudé au cliquet du rouage de trotteuse pour obtenir une pulsation lumineuse par seconde. La cloche située sous la partie inférieure du cadran reçoit le marteau de sonnerie. Deux lampes de 0.5v éclairent la base. L’horloge fonctionne sur transfo.
Polarité 4,5v : positif isolé / négatif (la structure servant de masse) .
Protection : coque de verre sur socle bois.
ASPECT : Cuivre & laiton poli, dorure & verni.   video


Carillon


Pièce 53c. Laiton, cuivre, fer, bois. Structure laiton. Brasure tendre. Assemblage mécanismes horlogerie: 2 cylindres à pointes, 8 marteaux, 1 cylindre à ailettes, 7 ressorts à barillet, 2 réveils mécaniques, 1 carillon fonte.
(article en cours…)

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